Classé dans : Heureux qui communique !
Et si la crise actuelle prenait racine dans l’uniformité qui partout s’impose ?
La conformité à des règles, la normalité des discours, les ratios à tenir, l’obsession de l’impact médiatique, les incontournables précautions de principes, tous ces passages obligés, ces corsets psychologiques endiguent nos pensées et brident nos comportements. Toute discipline comporte des vertus mais une multiplication de disciplines nous soumet à des contradictions qui portent souvent à la schizophrénie.
Quelles audaces peut-on se permettre quand le droit à la différence s’amenuise au profit de la conformité à des règles obligatoires ?
Exemple classique de règle de “bonne” gestion : “vous devez réduire vos effectifs de 50 personnes avant la fin de l’année” intimait-on récemment au responsable d’une des Directions d’une grand Groupe. Avec, comme seule justification à cette demande, l’alignement sur des ratios existant ailleurs. Et, comme dans ce cas précis les coûts de licenciement apparaissent aux yeux des analystes financiers sous la rubrique “provisions pour restructuration”, loin d’être des freins, ces charges facilitent… la hausse des cours de bourse. Schizophrénique non ?!
Assumer ses différences, se mettre en conformité avec soi-même plutôt qu’avec les schémas à la mode, rester sur sa trajectoire plutôt que rejoindre certains sentiers battus, ceci pourrait bien devenir une piste de progrès.
A l’heure ou c’est encore et surtout dans les esprits que le virus de la grippe est le plus présent, ne faut-il pas se méfier de ce qui se propage trop facilement ?
Prendre un peu de temps pour échanger sur la façon dont on travaille, sur le plaisir et sur les améliorations à entreprendre, et cela indépendamment des prétendues mesures qui s’imposent ailleurs, voilà peut-être une idée de communication interne… à propager (prudemment
).